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Si vous avez déjà entendu ce genre de phrases :
- On va vous laisser, il est tard et vous êtes fatigués.
- Votre mère semble très possessive !
- Ton travail te prend trop de temps.
- N’oublie pas que les blancs, dont tu fais partie, comme moi, ont massacré des millions d’indiens d’Amérique, de noirs, sans compter les morts faits dans toutes ces guerres !
- Termine ton assiette ! Penses donc à ceux qui meurent de faim !
- Votre prédécesseur acceptait ce genre de choses, lui.
- Etc…
Vous avez été victime de tentative de culpabilisation.
Ces tentatives répondent à deux intérêts différents :
Soit vous manipuler, soit la personne qui se comporte ainsi reproduit un schéma comportemental vécu.
Dans le premier cas, aucun affect, donc gestion simple du problème : on en parle, règle le problème, sinon on ne continue pas la relation avec cette personne.
Le second cas est plus délicat. En effet, il n’y a pas de volonté perverse, juste un comportement légèrement déviant.
De plus, très souvent, ces « contrariétés » viennent le plus souvent de personnes que vous aimez bien : parents, amis, conjoints…
Que faut-il faire ?
Et bien cela dépend de votre ressenti.
Si cela ne vous gène pas, si vous êtes certains de passer « au-dessus » de cela, alors ne changez rien.
Sinon, n’hésitez pas à entamer le dialogue. Soyez fermes et cohérent.
N’acceptez pas ce jugement, et tentez de faire admettre à votre interlocuteur qu’il n’est pas en position de juge, même s’il le pense, et que vous ne lui reconnaissez pas ce pouvoir.
N’oubliez pas non plus qu’il a construit une partie, si ce n’est toute sa personnalité autour de cette déviance. Il l’a donc étayé par des apports extérieurs, des faits indiscutables.
Parfois, certains même ont une démonstration absolument inattaquable tant elle est fouillée.
Dites-vous bien que s’ils ont eu autant besoin de bétonner leur point de vue, c’est qu’ils le trouvent eux-mêmes boiteux.
Restez fermes, ne sombrez pas dans la victimisation. S’il existe encore de pauvres gens qui se font massacrer, le temps de ce type de martyrs est passé.