Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :
"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?
- Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires :
- Les 3 passoires?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses, de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire.
C'est ce que j'appelle le test des 3 passoires.
La première passoire est celle de la vérité.
As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
- Non. J'en ai simplement entendu parler...
- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire:
celle de la bonté.
Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?
- Ah non ! Au contraire.
- Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il
reste une passoire, celle de l'utilité.
Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non. Pas vraiment.
Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"
En Inde, un grand temple était administré par un certain nombre de moines. Une fois par mois, chacun devait déposer dans un coffre une pièce d'or.
Ils achetaient cette pièce avec toutes les oboles qu'ils recevaient du peuple. Cela fonctionnait très bien depuis de nombreuses générations.
Un jour, une idée pernicieuse germa dans l'esprit d'un des moines:
"Personne ne voit ce que je mets dans le coffre. Si, cette fois, je déposais une pièce de cuivre à la place de la pièce d'or, qui donc s'en appercevrait ? "
L'idée fit si bien son chemin qu'il passa à l'acte.
Le jour de la collecte générale, quand vint son tour, il déposa sa pièce de cuivre, empochant la différence.
Que croyez vous que l'on trouva lorsqu'on ouvrit le coffre pour en faire l'inventaire ?
... Un tas de pièces de cuivre ! ...
Cette histoire illustre l'influence d'une simple pensée sur son entourage.
Dès que tu permets à une pensée négative d'entrer dans ton esprit, cette pensée va toucher toutes les personnes qui t'entourent.
D'une façon mystérieuse, ceux qui sont proches de toi auront les mêmes pensées négatives.
Il faut se surveiller.
Le moindre manque d'honnêteté personnelle va rendre les autres aussi malades que toi .
" il vaut mieux faire toujours des choses différentes avec la meme femme, plutot que de faire toujours la même chose avec des femmes différentes !
....... quoique ...."
Un homme était étendu sur le bord d'un chemin.Il n'était ni blessé ni mort, juste couvert de poussière. Un voleur l'appercut et se dit:
"C 'est surement un voleur qui s'est endormi. La police va venir le chercher. Il vaut mieux que je m'éclipse avant qu'elle n'arrive."
Un peu plus tard, un ivrogne le contourna en titubant :
" Voilà ce que c'est que de ne pas tenir l'alcool ! " constata-t-il .
" allez, salut l'ami, et la prochaine fois ne bois pas tant ! "
Arriva un sage. Il s'approcha et se dit :
" Cet homme est en extase. Je vais méditer à ses côtés. "
C'est une histoire racontée par Râmâkrishna.
Nous voyons la réalité et les êtres selon nos propres projections. On ne voit pas l'autre tel qu'il est réellement, mais tel qu'on le percoit après l'avoir fait passer par le filtre de nos
projections.
J'ai par exemple animé une séance de travail sur l'égo qui fut magnifique. Ceux qui en ont profité m'ont téléphoné pour me remercier des progrès qu'ils avaient faits. Mais ceux qui n'étaient pas
satisfaits ont dit que je n'étais pas en forme, que j'étais fatigué, que je n'avais pas travaillé, etc ...
Pourtant, je n'étais absolument pas fatigué et j'ai fait le travail à fond.
Le problème, c'est qu'on projette. Et que projette-t-on ?
Ce que l'on est soi-même !
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