Un homme était étendu sur le bord d'un chemin.Il n'était ni blessé ni mort, juste couvert de poussière. Un voleur l'appercut et se dit:
"C 'est surement un voleur qui s'est endormi. La police va venir le chercher. Il vaut mieux que je m'éclipse avant qu'elle n'arrive."
Un peu plus tard, un ivrogne le contourna en titubant :
" Voilà ce que c'est que de ne pas tenir l'alcool ! " constata-t-il .
" allez, salut l'ami, et la prochaine fois ne bois pas tant ! "
Arriva un sage. Il s'approcha et se dit :
" Cet homme est en extase. Je vais méditer à ses côtés. "
C'est une histoire racontée par Râmâkrishna.
Nous voyons la réalité et les êtres selon nos propres projections. On ne voit pas l'autre tel qu'il est réellement, mais tel qu'on le percoit après l'avoir fait passer par le filtre de nos
projections.
J'ai par exemple animé une séance de travail sur l'égo qui fut magnifique. Ceux qui en ont profité m'ont téléphoné pour me remercier des progrès qu'ils avaient faits. Mais ceux qui n'étaient pas
satisfaits ont dit que je n'étais pas en forme, que j'étais fatigué, que je n'avais pas travaillé, etc ...
Pourtant, je n'étais absolument pas fatigué et j'ai fait le travail à fond.
Le problème, c'est qu'on projette. Et que projette-t-on ?
Ce que l'on est soi-même !
"j'ai des réponses ! j'ai des réponses ! Qui a une question ? "
Lorsque les compagnons constructeurs de cathédrales faisaient leurs études, le maître constructeur n'enseignait rien à ses élèves. Il attendait qu'ils lui posent des questions.Si pendant toute une
année, ils ne lui en posaient aucune, il n'enseignait rien. Poser des questions était la seule façon d'avancer dans l'étude.
Ceci est très important dans le domaine de la connaissance : sans question, pas de réponse. Il faut débusquer en soi de plus en plus de questions.
Plus je lis les tarots, plus il me devient évident que nous avons comme des murs dans l'intellect, dans l'affectif, dans le sexuel/créatif et dans le matériel/corporel, qui nous empêchent de nous
questionner .
Parfois, les réponses ne sont pas des actions à faire.
Ce sont des chemins à suivre.
J’ai la nette impression que notre sécurité affective détermine pour une grande part notre personnalité, au moins au travers de notre « rapport à l’autre » .
Suivant la manière dont nos parents ont eu de nous accueillir, puis de nous aimer, de nous booster sur nos bases ou de nous formater, il en résulte des abords différents de la vie et des gens.
Celui qui a eu la chance d’être aimé et élevé pour ce qu’il est a une base de sécurité affective telle, qu’il peut passer les épreuves de la vie, non pas sans difficulté, mais intérieurement
plus sereinement. Par contre il a toujours besoin de cette reconnaissance puisqu’il a été habitué comme ça.
A l’inverse, celui qui ne l’a pas eu (cette reconnaissance) celui-là a été obligé de se construire seul, à un moment ou à un autre de son évolution. Il peut donc plus facilement s’affirmer, mais
sur des bases différentes ; classiquement, au quotidien, il est sans concession et reconnu comme « autonome » souvent plus précocement. Cela ne veut pas dire qu’il n’a pas besoin de reconnaissance,
mais que cette recherche se fait sur des bases bien différentes.
On constate ainsi que certaines personnalités dites « fortes » arrivent quelques fois à s’effondrer car n’ayant plus la force de s’imposer.
Alors que les autres peuvent avoir également des périodes dépressives, mais plus liées à l’isolement et à la non-reconnaissance.
Il est donc fondamental d’aimer nos enfants pour ce qu’ils sont, et non pour ce qu’on pense qu’ils devraient être, en favorisant au maximum l’émergence de leurs potentiels.
Quand on aime un enfant de la sorte, on lui donne une chance supplémentaire de se réaliser sur ses bases, de faire éclore plus rapidement les vocations, et de favoriser les bases nécessaires à la
communication , à l’échange avec autrui.
Il acceptera d’autant plus l’expérimentation dans des domaines qu’il ne connaît pas, les tâtonnements et les échecs, qui lui permettront de se dépasser en considérant l’échec ponctuel comme un
moyen d’apprentissage.
Notre Sécutité Affective serait elle si déterminante sur nos comportements ?
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